Poésie et Publications

 
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Fils spirituel de Patrice Desbiens et Claude Gauvreau, Daniel Groleau Landry explore dans Fragments de ciels la conscience aiguë, jusqu’à la blessure intime, du chaos qui tout à la fois le ronge et l’inspire – dont il cherche, cependant, à s’échapper. Car, en lui, subsistent des révoltes, d’anciennes versions de soi, des relents de paradis artificiels, que seule la poésie peut expier.

Rythmé par une langue musicale, ce troisième recueil est fait pour être chuchoté autant que scandé, chanté, hurlé à la lune.

Disponible en librairie le 18 avril

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S’inscrivant dans la mouvance de l’écriture poétique postmoderne, et encore imprégné de l’influence de Gaston Miron, en particulier de « La marche à l’amour » (dans L’Homme rapaillé), le recueil Amorragies, de Daniel Groleau Landry, s’enrichit de la thématique identitaire : comment vivre « l’essentiel », dans un univers socioculturel où l’économique prime toute considération ?

Cette œuvre pose la question fondamentale : l’amour auquel on aspire, vers lequel on tend, pour lequel on vit, est-il humainement envisageable, ou fait-il partie des mythes surannés qu’une société résolument matérialiste s’évertue à déboulonner ?

Dans cette optique, Amorragies est une œuvre poétique axée sur l’exploration de la déchirure amoureuse, qui offre au scripteur la possibilité d’une rédemption : on sent que le poète, grâce à l’expérience du langage, qui lui permet de se délivrer, puise en son tréfonds, dans des sources qu’il ne connaissait pas, et dont il ignorait jusqu’à l’existence, l’élan, la pulsion, pour entrevoir une véritable renaissance.

Même si cette œuvre de Daniel Groleau Landry ressemble à une « plaie béante », qu’il aurait décousue, par un jeu narratif délibéré, il n’en demeure pas moins que le poète s’est livré tout entier, au profit de tous ceux qui n’ont pas la parole

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Achetez Rêver au réel ici

Comme un cri de crime primal, Daniel Groleau Landry écrit : « il n’y a pas d’issue à l’usure de l’amour » et toute l’architecture de son recueil s’appuie sur cette pierre d’achoppement, fondation et clef de voûte.

Le corps est labyrinthe, constellation de maux et de déchirures intenses ; les noeuds des cicatrices cèdent et on assiste au flux et au reflux des sensations, des émotions pendant lesquels les amants s’entredéchirent et s’entredévorent, prométhéens.

Rêver au réel est un recueil de poésie qui propose quatre phases d’éveil: Le pays des regrets, Craquelé de morsures, La licorne rose et La maison de mon corps où il est question de proximité épidermique, de la solitude qui résulte des effervescences éphémères et des foetus qui continuent à grandir en rond dans les constellations, dans un style en rimes et allitérations pour préciser la pensée gigogne du poète.

Celui-ci jongle avec les sonorités qui entraînent des images qui se font les griffes sur notre inconscient, poussant la magie vers la vérité. Il réussit le rapprochement des mots de chair et de lumière, la beauté et la folie cohabitent sur la ligne de démarcation des rêves et des réalités, des songes et des mensonges.